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Des chercheurs conseillent de chercher les microbes dans la glace pure de Mars plutôt que les roches
Une étude dans Astrobiology préconise de chercher la vie dans la glace pure martienne plutôt que dans les sols ou roches, où les organiques se dégradent plus vite. Cela ouvre des perspectives pour Mars et les lunes glacées.
Des scientifiques de la Nasa recommandent aux futures missions martiennes de privilégier la recherche de microbes vivants dans la glace pure souterraine de Mars, plutôt que dans les roches, argiles ou sols explorés jusqu’à présent. Publiée dans la revue Astrobiology, leur étude s’appuie sur des expériences démontrant que les molécules organiques survivent mieux aux basses températures martiennes dans cette glace pure. Cette recommandation remet en cause les stratégies antérieures, qui privilégiaient les matériaux minéraux où la dégradation est plus rapide. Depuis le survol de la sonde Mariner 4 en 1965, qui a révélé une atmosphère ténue et froide sans bouclier magnétique, les espoirs de vie multicellulaire en surface ont fortement reculé. Mariner 9, première sonde en orbite autour de Mars en 1971-1972, a cartographié la planète et mis en évidence des calottes glaciaires. Les atterrisseurs Viking ont ensuite analysé des sols peu propices en raison des rayons cosmiques et des ultraviolets intenses, favorisés par l’absence de champ magnétique protecteur. La glace pure souterraine apparaît ainsi comme un refuge potentiel contre ces menaces environnementales extrêmes. Des simulations reproduisant les conditions martiennes montrent que la glace minérale mélangée à des sédiments forme un film liquide à l’interface glace-sédiments, favorisant la circulation de radicaux libres qui dégradent rapidement les acides aminés et autres molécules organiques. En glace pure, les températures inférieures à −60 °C ralentissent cette destruction, préservant mieux les traces organiques potentielles. Les missions passées, en se concentrant sur les roches et sols minéraux, ont peut-être négligé ces zones plus protectrices. Ces conclusions encouragent l’exploration de lunes glacées comme Europe ou Encélade, où des températures encore plus basses pourraient conserver d’éventuelles biosignatures. Sur Mars, les futures sondes pourraient cibler les vastes dépôts de glace souterraine aux latitudes moyennes, repérés par des observations orbitales, révolutionnant potentiellement la quête de vie microbienne dans le système solaire.
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Où vaut-il mieux chercher des microbes vivants sur Mars ? La Nasa a peut-être la réponse et ce n'est pas où on le pensait !
Source éditoriale·Futura Sciences·28 févr. 2026
Où vaut-il mieux chercher des microbes vivants sur Mars ? La Nasa a peut-être la réponse et ce n'est pas où on le pensait !
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