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La Russie étend son influence nucléaire mondiale malgré les sanctions pétrolières
Malgré les sanctions sur son pétrole et gaz, la Russie renforce sa présence nucléaire mondiale via Rosatom, avec 18 milliards de dollars de revenus étrangers en 2024. L’UE cherche à remplacer le combustible russe, mais le secteur reste peu ciblé.
Rosatom, la corporation nucléaire d’État russe, a accru ses revenus à l’étranger de 10 % en 2024, atteignant 18 milliards de dollars, alors que l’Occident cible les exportations de pétrole et de gaz de Moscou. Aux États-Unis, l’ancien président Donald Trump a imposé des tarifs douaniers à l’Inde pour ses achats de pétrole russe, tandis que l’Union européenne s’engage à éliminer définitivement les importations de gaz russe d’ici novembre 2027. Le secteur nucléaire a toutefois échappé aux sanctions majeures. Ce secteur représente une source de revenus et d’influence pour la Russie, inférieure en volume aux hydrocarbures mais stratégique. Sebastian Stier, auteur du chapitre sur les interdépendances nucléaires russes dans le World Nuclear Industry Status Report 2025, note que « le nucléaire n’est pas aussi important que le pétrole et le gaz, donc il n’a pas attiré autant d’attention jusqu’à présent ». Rosatom propose des solutions complètes : financement, soutien technologique et construction d’infrastructures, y compris le Nuclear Steam Supply System — le composant central qui produit la vapeur alimentant les turbines pour la génération d’électricité. Fondée en 2007 par fusion d’agences nucléaires soviétiques, Rosatom détient environ 20 % du marché mondial des réacteurs en construction et domine les exportations de combustible nucléaire. Ses projets en Turquie, en Égypte et en Hongrie illustrent cette expansion, consolidant des liens économiques durables avec des partenaires émergents. Les revenus nucléaires, bien que modestes face aux hydrocarbures, assurent une diversification. L’Union européenne envisage de remplacer le combustible nucléaire russe, dernière source d’énergie russe importée, par des alternatives européennes « là où possible ». Cette mesure pourrait limiter l’influence de Rosatom, mais aucun calendrier précis n’est fixé pour l’instant.
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Beyond oil and gas: Russia's nuclear leverage explained
Source éditoriale·Deutsche Welle·26 févr. 2026
Background on Rosatom: formation in 2007, global market share (~20% reactors under construction), key projects (Turkey, Egypt, Hungary), Nuclear Steam Supply System technical role
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