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Les nations du Pacifique exigent des frais d’émissions plus élevés si les négociations maritimes reprennent

Les nations du Pacifique veulent des frais d’émissions maritimes plus élevés face aux pressions américaines qui ont fait reculer le Panama sur une taxe carbone à l’OMI. La prochaine réunion est prévue en avril 2026.
Les nations insulaires du Pacifique conditionnent leur participation aux négociations sur les émissions maritimes à l’instauration de frais plus élevés pour les rejets de gaz à effet de serre. Elles estiment avoir déjà suffisamment compromis face aux pressions des États-Unis sous la présidence de Donald Trump. L’Organisation maritime internationale (OMI), agence des Nations unies chargée de la régulation du transport maritime, doit aborder ces questions lors de sa prochaine réunion. Les États-Unis et leurs alliés cherchent à affaiblir le cadre Net-Zéro de l’OMI, adopté pour réduire les émissions du secteur maritime responsable d’environ 3 % des rejets mondiaux de carbone. Ce pourcentage risque d’augmenter sans transition vers des technologies vertes. Les pays en développement, y compris le Panama, font l’objet d’une pression qualifiée d’« inédite » par des experts, avec des accusations de « brutalité ». Le Panama, État clé du transport maritime grâce à son canal utilisé par 5 % du trafic mondial annuel, a retiré son soutien à la taxe carbone initiale. Un document fuité révèle qu’il cosponsorise une proposition pour annuler cette mesure, qui prévoyait de facturer pour la première fois les émissions des navires. Bien que modeste par unité, appliquée aux navires et cargaisons, elle pourrait générer des milliards de dollars annuels pour l’action climatique. De nombreux pays, dont le Royaume-Uni, maintiennent leur appui à la taxe carbone malgré les menaces américaines. Le Panama se sentirait particulièrement vulnérable en raison des déclarations de Donald Trump sur une possible annexion, ainsi que de son intervention armée au Venezuela début janvier. Des experts dénoncent cette tactique comme une forme de « voyoucratie ». La réunion du comité de protection de l’environnement marin de l’OMI est prévue en avril 2026. Un porte-parole de l’OMI indique que les États membres y discuteront des propositions pour trouver un consensus sur la décarbonation du transport maritime international, en tenant compte des préoccupations restantes.

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Article enrichi par l'IA

Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

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