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France||4 sources

La Sécurité routière envisage de ne plus éliminer les candidats pour un stop mal marqué au permis

La Sécurité routière réfléchit à rendre moins éliminatoires des fautes comme un stop mal marqué, face à un taux de réussite sous 60 % et une pénurie d'inspecteurs. Les discussions impliquent auto-écoles et syndicats, sans décision finale.
La Sécurité routière, via un groupe de travail lancé en décembre 2025, étudie l'assouplissement des fautes éliminatoires à l'examen pratique du permis de conduire en France. Un « stop glissé » ou un refus de priorité pourrait ainsi ne plus entraîner un échec automatique. Cette piste répond à un taux de réussite stagnant sous les 60 % depuis dix ans, avec 58,32 % en 2025. Ce blocage engendre des files d'attente interminables pour les places d'examen, parfois huit mois entre deux passages dans certains départements. Près de 93 % des échecs s'expliquent par au moins une faute éliminatoire, alourdissant la charge sur les 1 200 inspecteurs pour 1,8 million de passages en 2024. La directive européenne définit ces fautes comme des comportements dangereux, mais le système actuel grippe les ressources. Les auto-écoles et syndicats d'inspecteurs participent aux discussions, aux côtés de l'administration. La conduite accompagnée, avec un taux de réussite à 77 % contre 57 % sans, offre un modèle : 27 heures de formation contre 38, et 3 000 km parcourus. Les inspecteurs expriment toutefois des inquiétudes sur la sécurité. Rien n'est acté, mais un changement pourrait intervenir d'ici fin 2026. Ce groupe vise à libérer des places pour les primo-candidats tout en respectant les normes européennes.

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