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Des explosions secouent Kaboul, en Afghanistan, alors que les troupes afghanes et pakistanaises intensifient les affrontements frontaliers

Des explosions et tirs ont ébranlé Kaboul mardi lors d’une escalade des clashes frontaliers entre forces afghanes et pakistanaises. Islamabad revendique des frappes contre des talibans, tandis que Kaboul dénonce des avions pakistanais abattus.
Mardi, à Kaboul en Afghanistan, des explosions multiples et des tirs d’armes légères ont retenti alors que les forces afghanes et pakistanaises intensifiaient leurs affrontements le long de la frontière commune entre les deux pays. Des détonations ont été entendues à travers la capitale, accompagnées de tirs antiaériens. Le ministère afghan de la Défense a confirmé que les combats avec les forces pakistanaises se poursuivaient, marquant une escalade des violences frontalières. Cette flambée de violence représente une escalade des tensions persistantes entre l’Afghanistan dirigé par les talibans et le Pakistan, suite à des frappes aériennes pakistanaises sur plusieurs villes afghanes, dont Kaboul. Khawaja Asif, ministre pakistanais de la Défense, a déclaré que son pays menait désormais une « guerre ouverte » en réponse à des attaques afghanes contre des positions militaires pakistanaises. Islamabad affirme avoir ciblé des infrastructures militantes et tué des centaines de combattants talibans, dans un contexte de rivalité accrue alimenté par des différends de longue date. Les talibans ont riposté en prétendant avoir abattu des avions pakistanaises au-dessus de Kaboul, en Afghanistan, selon Zabihullah Mujahid, porte-parole de l’administration talibane. Des explosions ont aussi été rapportées à Jalalabad, en Afghanistan, avec des tirs d’armes lourdes. Les deux camps revendiquent des pertes substantielles chez l’adversaire, sans chiffres indépendants vérifiés. Plusieurs pays, dont le Qatar et l’Arabie saoudite, appellent à la retenue et proposent une médiation pour un cessez-le-feu. Ces heurts soulignent les risques d’un conflit prolongé le long des 1 615 kilomètres de frontière partagée entre l’Afghanistan et le Pakistan, alimentés par des accusations mutuelles d’hébergement de militants. Les opérations pakistanaises se poursuivent sur ordre du Premier ministre, tandis que l’Afghanistan nie abriter des groupes hostiles. Cette situation met en évidence la fragilité des relations bilatérales et les défis pour une désescalade dans une région déjà instable.

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