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Étude nationale montre peu d'impact de l'extinction nocturne des éclairages sur la délinquance

La première étude nationale en France conclut que l'extinction nocturne de l'éclairage public n'augmente pas la délinquance de façon générale, avec un effet minime sur les cambriolages. 62 % des communes l'ont adoptée pour des raisons énergétiques et environnementales.
À l’approche des élections municipales de mars 2026, une première étude nationale menée par le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), publiée à l’été 2025 en France, révèle que l’extinction nocturne de l’éclairage public n’entraîne pas d’augmentation générale des faits de délinquance. Cet effet reste limité aux cambriolages, avec un seul cas supplémentaire par tranche de 3 000 logements. Cette politique, généralisée ces dernières années dans de nombreuses communes, suscite des inquiétudes sécuritaires parmi les électeurs, particulièrement en période préélectorale. De nombreuses communes françaises ont adopté l’extinction partielle ou totale de leur éclairage public la nuit, une tendance fortement accélérée à l’automne 2022 par la flambée des prix de l’électricité liée à la crise énergétique. La cartographie réalisée par le Cerema, qui a analysé 19 262 communes, indique que 62 % d’entre elles appliquent désormais cette mesure. Ces choix permettent des économies d’énergie substantielles pour les collectivités locales, aidant à contenir les dépenses dans un contexte de pressions budgétaires accrues et contribuant à la transition vers une gestion plus responsable des ressources publiques. Outre les réductions de dépenses, l’extinction nocturne limite les effets néfastes de la pollution lumineuse, dont l’ampleur a fortement augmenté en France, sur la biodiversité et la santé humaine, notamment en favorisant le sommeil et protégeant les écosystèmes nocturnes. Des mesures complémentaires, comme l’adaptation de l’intensité ou de la température de couleur des lumières, rencontrent un meilleur accueil populaire, comme l’attestent les retours d’expérience à Montpellier, dans l’Hérault. Cette étude du Cerema pourrait ainsi influencer les débats de campagne sur l’équilibre entre sécurité, environnement et économies. Les élections municipales de 2026 mettront ces enjeux en lumière, alors que les collectivités locales cherchent à concilier économies budgétaires, impératifs écologiques et attentes légitimes en matière de tranquillité publique, dans un paysage politique marqué par ces préoccupations croisées.

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Article enrichi par l'IA

Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

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