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Science||2 sources

L’archéologue Anne Augereau remonte la domination masculine au Paléolithique

L’archéologue Anne Augereau affirme dans son livre que la domination masculine pourrait dater du Paléolithique, et non du Néolithique, en s’appuyant sur des vestiges archéologiques. Ce travail déconstruit les mythes pour un regard scientifique sur les femmes préhistoriques.
Dans son ouvrage « Une préhistoire des femmes », l’archéologue et protohistorienne Anne Augereau, de l’Inrap, suggère que la domination masculine pourrait avoir émergé dès le Paléolithique, contredisant l’idée répandue d’une origine liée au Néolithique et à la sédentarisation. En réexaminant les vestiges archéologiques et fossiles, elle propose une lecture nuancée des inégalités de genre aux origines de l’humanité. Ce travail s’inscrit dans les débats actuels sur l’égalité des genres, stimulés par des mouvements comme #MeToo, et invite à repenser les racines profondes du patriarcat. Les sociétés paléolithiques, nomades et composées de chasseurs-cueilleurs, ne laissent aucune source écrite, contraignant les archéologues à se limiter aux données matérielles pour leurs interprétations. Anne Augereau déconstruit les mythes d’un âge d’or matriarcal ou d’une chute brutale au Néolithique, optant pour un examen rigoureux sur le temps long, du Paléolithique moyen à la fin du Néolithique. Elle met en évidence des continuités dans les dynamiques sociales plutôt que des ruptures nettes, soulignant les limites de l’archéologie face à l’absence de textes et les débats persistants entre périodes paléolithique et néolithique. Anne Augereau enseigne à l’université Paris 1, Paris Nanterre, en Bourgogne, à l’École du Louvre et à l’EHESS, ce qui témoigne de son expertise reconnue en protohistoire. Ses travaux antérieurs sur les premières sociétés agricoles montrent des évolutions progressives des structures sociales, renforçant sa thèse d’une domination masculine précoce. Cette formation plurielle lui permet d’aborder les questions de genre avec une rigueur scientifique adaptée aux attentes contemporaines. L’ouvrage ambitionne de substituer des récits scientifiques solides à des légendes contemporaines, pour mieux comprendre le passé et éclairer le présent. Face aux lacunes archéologiques, les conclusions demeurent prudentes. Anne Augereau critique les pseudo-sciences matriarcales, invitant à fonder l’analyse des inégalités sur des preuves tangibles plutôt que sur des suppositions. Son approche souligne les défis disciplinaires de l’archéologie confrontée aux pressions sociétales actuelles et ouvre des perspectives sur les origines des inégalités de genre.

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Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

Femmes de la préhistoire : depuis la nuit des genres ?

Source éditoriale·France Culture·27 févr. 2026

Contexte ajouté : Débats sur origines du patriarcat, périodes Paléolithique (chasseurs-cueilleurs nomades) vs Néolithique (agriculture sédentaire), limites archéologie sans textes écrits

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