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Intelligence Artificielle||3 sources

Près de 2 800 enseignants signent un manifeste contre l’IA générative à l’université

Quelque 2 800 enseignants français ont signé un manifeste contre l’IA générative, invoquant l’objection de conscience pour refuser son usage en université. Ils critiquent son impact énergétique et son incompatibilité avec les valeurs humanistes.
Quelque 2 800 enseignants et enseignants-chercheurs français de toutes disciplines ont signé, en novembre 2025, un manifeste lancé par le collectif toulousain « Atelier d’écologie politique » contre le déploiement de l’intelligence artificielle générative dans les universités et grandes écoles. Ces outils, comme ChatGPT, produisent du texte ou des images à partir de prompts simples. Certains signataires invoquent désormais l’objection de conscience, un droit traditionnellement exercé pour refuser le service militaire armé, afin de rejeter son intégration forcée dans l’enseignement. Ce manifeste s’inscrit dans un débat plus large sur l’intégration des technologies d’IA générative dans l’enseignement supérieur. Ces outils promettent d’automatiser la correction des devoirs ou la génération de contenus pédagogiques, mais les signataires dénoncent un « gouffre énergétique » lié à l’entraînement et à l’utilisation de ces modèles. Ceux-ci consomment des quantités massives d’électricité via des data centers. Ils estiment que de tels usages s’opposent aux valeurs fondamentales de rationalité et d’humanisme portées par l’université, risquant de déshumaniser l’apprentissage et de transformer profondément les pratiques éducatives. Le document qualifie l’IA générative de « phénomène mortifère » qui dépasse les acteurs éducatifs, mais dont les effets néfastes seraient déjà connus. Historiquement, en France, l’objection de conscience permet à des individus de refuser des tâches contraires à leurs convictions profondes, après examen par une commission. Ici, elle vise à contourner d’éventuelles injonctions d’adopter ces technologies dans les cours ou les recherches. Aucune réaction officielle des ministères de l’Éducation ou de l’Enseignement supérieur n’est rapportée pour l’instant. Ce mouvement pourrait toutefois influencer les politiques d’intégration numérique dans les établissements d’enseignement supérieur.

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Article enrichi par l'IA

Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

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