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France||4 sources

Le procès de Tariq Ramadan pour viols sur trois femmes s'ouvre à Paris sans l'accusé

Le procès de Tariq Ramadan pour viols sur trois femmes s'est ouvert lundi à Paris sans lui, hospitalisé à Genève. L'audience doit se poursuivre jusqu'au 27 mars devant des juges professionnels.
Tariq Ramadan, l'islamologue suisse de 63 ans, n'a pas comparu lundi à l'ouverture de son procès pour viols devant la cour criminelle départementale de Paris. Le tribunal examine des faits présumés survenus en France entre 2009 et 2016 contre trois femmes, que l'accusé conteste. La cour, composée uniquement de juges professionnels, doit siéger jusqu'au 27 mars. Ce procès survient après une procédure de plus de huit ans, marquée par des tensions. Tariq Ramadan a déjà été condamné en Suisse pour un viol sur une autre femme. Souffrant d'une sclérose en plaques, il est hospitalisé à Genève depuis samedi, Me Marie Burguburu. L'absence pourrait entraîner un renvoi de l'audience. L'une des plaignantes, Christelle (prénom d'emprunt), requiert le huis clos pour protéger son identité. Ses avocates, Me Laura Ben Kemoun et Me Laure Heinich, évoquent un acharnement passé : menaces et harcèlement, avec divulgation publique de son nom par l'accusé. Pour elles, ce procès marque un aboutissement essentiel seize ans après les faits présumés. Tariq Ramadan encourt jusqu'à vingt ans de réclusion criminelle. Son état de santé complique la tenue des débats, tandis que les parties civiles attendent un jugement sur ces accusations graves.

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