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Le Conseil consultatif national sud-coréen sur la science et la technologie préconise des exceptions à la semaine de 52 heures pour les startups
Le Conseil consultatif national sur la science et la technologie de Corée du Sud propose des exceptions à la règle des 52 heures hebdomadaires pour les startups et secteurs tech stratégiques. Cette flexibilité viserait à booster l’innovation via des calculs d’heures trimestriels.
Le Conseil consultatif national sur la science et la technologie, organe consultatif du président sud-coréen, a recommandé le 26 février 2026 à Séoul de reconsidérer l’application uniforme de la semaine de travail de 52 heures. Instaurée en 2018 sous l’ère Moon Jae-in, cette mesure limite les heures hebdomadaires, y compris les heures supplémentaires, pour la plupart des entreprises. Elle visait à améliorer l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle après des décennies de journées interminables, héritage de l’industrialisation rapide qui a propulsé la Corée du Sud au rang de puissance économique mondiale. Avant ces réformes, le pays affichait l’un des taux de surtravail les plus élevés de l’OCDE, avec une moyenne de 2 000 heures annuelles par travailleur. Cette proposition s’inscrit dans un contexte où la Corée du Sud cherche à renforcer son écosystème d’innovation face à une concurrence mondiale accrue dans les technologies stratégiques. Le conseil argue qu’une flexibilité accrue est nécessaire pour les startups et les secteurs clés, afin de rivaliser avec des hubs comme la Silicon Valley, où les horaires s’adaptent aux cycles de projets plutôt qu’à des règles rigides. Historiquement, les longues heures de travail ont contribué à la croissance fulgurante du pays, mais les contraintes actuelles pourraient freiner l’essor des jeunes entreprises innovantes dans un paysage technologique dominé par les États-Unis et la Chine. Les exceptions proposées viseraient les entreprises fondées au cours des cinq dernières années et celles actives dans les technologies nationales stratégiques. Pour le personnel technique, le calcul des heures pourrait passer d’une base hebdomadaire à une base trimestrielle ou semestrielle, en fonction des besoins spécifiques des projets. Cette mesure vise à accorder plus d’autonomie aux firmes, leur permettant de bâtir un environnement de travail compétitif et adapté aux exigences de l’innovation rapide. Alors que certaines entreprises sud-coréennes adoptent déjà la semaine de quatre jours, cette recommandation pourrait influencer les prochaines révisions législatives. Le gouvernement n’a pas encore réagi officiellement, mais elle reflète les tensions persistantes entre la protection des salariés et le dynamisme économique. Une telle flexibilité pourrait aider les startups à attirer les talents et à accélérer leur développement, renforçant ainsi la position de la Corée du Sud sur la scène mondiale de l’innovation.
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Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.
South Korea Urged to Revisit Uniform 52-Hour Workweek
Source éditoriale·UPI·27 févr. 2026
Contexte ajouté : historique des réformes du travail en Corée du Sud, taux OCDE et comparaison avec Silicon Valley
Contexte IA