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Politique||4 sources

Demetric Scott condamné à 16,5 ans de prison pour fausses menaces contre Trump et agression au couteau

Demetric Scott a reçu 16,5 ans de prison pour avoir poignardé un migrant et forgé une lettre menaçant Donald Trump afin de le faire déporter. La victime Ramon Morales-Reyes refuse toute implication supplémentaire.
Demetric Scott, un habitant de Milwaukee, a été condamné le vendredi 27 février à 16,5 ans de prison ferme par le tribunal du comté de Milwaukee pour deux affaires distinctes : une agression au couteau en 2023 et la fabrication d’une lettre forgée de menaces contre Donald Trump en mai dernier. Ce stratagème, rédigé à la main par Scott en se faisant passer pour sa victime, visait à provoquer la déportation d’un migrant sans papiers après une altercation violente. L’agression au couteau remontant à 2023 s’est déroulée dans le sud de Milwaukee lors d’une dispute autour d’un vélo opposant Scott à Ramon Morales-Reyes, un migrant sans papiers. Scott a attaqué la victime avec un couteau au cours de cette altercation, causant des blessures et entraînant des poursuites judiciaires immédiates. Cette première affaire mettait déjà en lumière les tensions locales autour des questions de mobilité et de sécurité dans les quartiers défavorisés de la ville. En mai dernier, pour se venger et faire expulser Morales-Reyes, Scott a conçu un canular en rédigeant une lettre manuscrite adressée au bureau local de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE). Se faisant passer pour la victime, il y détaillait un prétendu projet d’abattre Donald Trump d’une balle dans la tête avant de s’autodéporter au Mexique. Le Département de la Sécurité intérieure, incluant la secrétaire Kristi Noem, a pris cette menace au sérieux : l’agence a arrêté Morales-Reyes et publié des informations sur la lettre sur les réseaux sociaux, générant une attention nationale au printemps dernier et soulignant les vulnérabilités des protocoles de vérification des menaces. Lors de l’audience, Scott est apparu en fauteuil roulant devant une salle presque vide. Le substitut du procureur Kyle Elderkin a précisé que Ramon Morales-Reyes avait refusé toute déclaration d’impact victime, souhaitant tourner la page. « Il a témoigné de la vérité dans cette affaire, a déclaré Elderkin. Il est convaincu d’en avoir fini et ne veut plus aucun contact ni participation à ces procédures. » Cette condamnation longue de 16,5 ans met un terme à un dossier qui avait captivé l’opinion publique par ses ramifications politiques et sécuritaires.

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