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France||3 sources

Les régions françaises dénoncent une baisse de 56 % des crédits de formation pour 2026

Les régions alertent sur une coupe de 56 % des budgets PRIC pour 2026, supprimant 60 000 places de formation pour demandeurs d’emploi. Cette décision, inédite depuis 2019, s’ajoute à une baisse de 50 % pour l’apprentissage et risque des faillites d’organismes.
L’association Régions de France a dénoncé vendredi une réduction de 56 % des crédits alloués à la formation des demandeurs d’emploi pour le budget 2026, passant de 854,9 millions d’euros à 377 millions d’euros. Cette décision du gouvernement, arbitrée par le Premier ministre dans le cadre des Pactes régionaux d’investissement dans les compétences (PRIC), mécanisme contractuel lancé en 2019 entre l’État et les régions pour financer la formation professionnelle, entraînera la suppression de plus de 60 000 places de formation. Les élus régionaux affirment ne pas pouvoir compenser cette perte sur leurs propres budgets, déjà pénalisés par la loi de finances. Cette baisse, inédite depuis la création des PRIC, s’inscrit dans un contexte de tensions budgétaires plus larges. Le gouvernement a récemment amputé de 50 % les enveloppes pour les centres de formation d’apprentis (CFA), tandis que le chômage progresse chez les jeunes. Karine Desroses, vice-présidente de la région Nouvelle-Aquitaine en charge de la formation, de l’apprentissage et de l’emploi, observe que « la trajectoire s’est infléchie » pour l’alternance. Dans sa région, les crédits fusionnés pour investissement et fonctionnement chutent de 40 millions d’euros à 20 millions d’euros. Les conséquences toucheront d’abord les publics les plus fragiles : jeunes peu qualifiés, chômeurs de longue durée, allocataires du RSA ou travailleurs handicapés. Les besoins des secteurs comme le BTP, l’industrie, l’artisanat, le numérique et le commerce ne seront plus couverts, selon l’association. Un impact « catastrophique » menace l’appareil de formation régional, avec des « premières faillites » d’organismes. Régions de France qualifie ces mesures de « gravissimes » pour l’accès à l’emploi, alors que les entreprises manquent déjà de visibilité en période électorale, ce qui complique leur planification des recrutements et des besoins en compétences.

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Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

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