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Jean-Luc Mélenchon accusé d’antisémitisme après ironie sur la prononciation d’Epstein à Lyon

Jean-Luc Mélenchon est accusé d’antisémitisme après avoir moqué la prononciation d’Epstein lors d’un meeting à Lyon le 26 février. Il rejette les critiques et dénonce une tentative de le discréditer.
Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a suscité l’indignation jeudi 26 février à Lyon en ironisant sur la prononciation du nom de Jeffrey Epstein, le financier américain condamné pour trafic sexuel. Lors d’un meeting pour les municipales, il a déclaré : « Je voulais dire « Epstine » pardon, ça fait plus russe « Epstine » », avant d’ajouter : « Alors maintenant, vous direz Epstine au lieu d’Epstein, Frankenstine au lieu de Frankenstein ». Cette sortie intervient alors que son parti traverse une période de tensions après la mort du militant Quentin Deranque. Ce dérapage s’inscrit dans une critique plus large des médias et des autorités sur le traitement de l’affaire Epstein, qui implique des personnalités françaises. La France insoumise avait réclamé une commission d’enquête parlementaire sur d’éventuelles ingérences, une demande rejetée par Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale. Mélenchon a accusé l’ancienne garde des Sceaux Nicole Belloubet d’avoir bloqué l’enquête entre 2017 et 2020, et visé les enquêtes de France Info. Yonathan Arfi, président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), a réagi sur X : « N’en déplaise à Jean-Luc Mélenchon, un élève de 5e sait qu’en anglais, « Epstein » se prononce « Epstine ». Voir dans cette prononciation une manipulation est un délire complotiste aux vrais relents antisémites ». Mélenchon a balayé ces critiques, estimant que « l’antisémitisme est du côté de ceux qui veulent tout ramener à ce sujet ». Le 27 février, Mélenchon a poursuivi sur X : « J’ai ironisé sur la volonté de vouloir faire avec « Epstine » un nom pour « russifier » le problème. Consternante réaction de ceux qui y voient de l’antisémitisme ». Manuel Bompard, coordinateur de LFI, a défendu le leader en fustigeant les « petites combines pourries » des adversaires.

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Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

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