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Des patients de Gaza meurent en attendant un traitement malgré la réouverture partielle de Rafah
Malgré la réouverture partielle de Rafah, des patients comme Anwar al-Ashi, sept ans, meurent à Gaza faute de soins accessibles. Plus de 18 500 attendent une évacuation, aggravés par pénuries et destructions d’hôpitaux.
Anwar al-Ashi, âgé de sept ans, est mort le mois dernier à Gaza en attendant une autorisation pour quitter l’enclave et recevoir des soins, deux jours après la réouverture partielle du passage frontalier de Rafah. Le garçon souffrait d’acidose métabolique aggravée par la malnutrition due au siège israélien de deux ans sur Gaza et à la fermeture du passage pendant 21 mois jusqu’à début février. Son père, Nayef al-Ashi, a expliqué que l’enfant buvait de l’eau du robinet contaminée faute de bouteilles disponibles, perturbant son équilibre acido-basique et provoquant une insuffisance rénale. Dans le contexte plus large de la crise humanitaire à Gaza, 1 360 patients sont morts depuis la fermeture du passage de Rafah par les forces israéliennes le 7 mai 2024, tandis que plus de 18 500 autres, dont 4 000 enfants, attendent toujours une évacuation médicale urgente. Malgré un accord de cessez-le-feu en octobre et une réouverture visant 50 patients par jour, seuls environ 260 ont pu partir entre le 2 et le 18 février. Les restrictions israéliennes persistent sur l’entrée de médicaments et d’équipements, avec 321 médicaments essentiels en rupture de stock fin décembre et 710 consommables médicaux indisponibles. Les patients rénaux sont particulièrement vulnérables : environ 650 souffrent de conditions mortelles dues aux pénuries et à la destruction de machines de dialyse par des frappes israéliennes. Dr Ghazi al-Yazji, chef du service de dialyse de l’hôpital al-Shifa à Gaza-Ville, rapporte une hausse de 41 % du taux de mortalité chez ces patients sur deux ans de guerre, les unités de dialyse ayant été en grande partie détruites. Pour les 11 000 malades du cancer, dont 4 000 avec des autorisations officielles, les examens et traitements spécialisés manquent, priorisant les cas critiques mais avec des procédures opaques. Warda al-Batrikhi, mère d’un adolescent de 14 ans suspecté d’un cancer, attend un dépistage depuis plus de 18 mois. « C’est comme si [Rafah] n’avait jamais rouvert », a-t-elle déploré. Aucune évacuation n’est prévue pour les greffes rénales ou biopsies, laissant ces patients piégés.
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‘As if the border never reopened’: Gaza patients die waiting under Israeli siege
Source éditoriale·Middle East Eye·27 févr. 2026
Contexte ajouté : historique fermeture Rafah depuis mai 2024, rôle passage pour évacuations médicales, impact siège sur système santé Gaza
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