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Étude montre que la climatisation pourrait doubler sa consommation électrique d'ici 2050
Des chercheurs de l'Université de Birmingham estiment que la climatisation doublera sa consommation électrique d'ici 2050, aggravant les émissions de gaz à effet de serre. Ils proposent des solutions comme de meilleurs fluides frigorigènes et une conception durable des bâtiments.
Une équipe internationale dirigée par des chercheurs de l'Université de Birmingham, au Royaume-Uni, publie une étude qui met en lumière un dilemme majeur face au réchauffement climatique. D'ici 2050, l'usage des climatiseurs devrait plus que doubler dans le monde, entraînant une consommation d'électricité pouvant atteindre 4 493 térawattheures (TWh), unité d'énergie équivalente à un milliard de kilowattheures, dans les scénarios intermédiaires. Ce boom aggraverait les émissions de gaz à effet de serre, rendant plus intense le problème auquel la climatisation est censée répondre : les vagues de chaleur. Ce résultat s'inscrit dans un débat récurrent sur l'adaptation au climat. D'un côté, la hausse des températures pousse à une adoption massive des climatiseurs pour protéger les populations, surtout dans les régions les plus vulnérables aux canicules. De l'autre, cette dépendance accroît la demande énergétique globale, souvent alimentée par des réseaux électriques encore carbonés. L'analyse intègre la climatologie, la modélisation énergétique et les inégalités d'accès, soulignant que sans mesures, la climatisation devient une « maladaptation » qui accélère le réchauffement. L'étude propose des pistes pour atténuer ces effets. Parmi elles, l'adoption de fluides frigorigènes à faible potentiel de réchauffement, comme prévu par l'amendement de Kigali au Protocole de Montréal, ratifié par 150 pays et visant une réduction de plus de 80 % des fluides à fort impact. D'autres solutions incluent une meilleure synchronisation de l'usage des climatiseurs avec la production solaire, des climatiseurs plus efficaces, une conception optimisée des bâtiments avec isolation et protection solaire, ainsi que des changements comportementaux comme la réduction des débits et un usage hors heures de pointe. Ces ajustements pourraient limiter l'impact climatique, mais leur mise en œuvre dépend des avancées technologiques et des politiques nationales. Les mix électriques se décarbonnent progressivement dans de nombreux pays, ce qui pourrait adoucir les projections.
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Vivre sans clim ou aggraver le climat : l'étude qui pose le dilemme le plus cruel du réchauffement
Source éditoriale·Futura Sciences·27 févr. 2026
Contexte ajouté : explication du térawattheure, détails sur l'amendement de Kigali et débat adaptation vs mitigation
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