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France||5 sources

La Défenseure des droits alerte sur le cumul de discriminations pour les jeunes d’origine étrangère

La Défenseure des droits publie un rapport alertant sur le cumul de discriminations touchant un quart des jeunes d’origine étrangère, des écoles aux contrôles policiers. Elle appelle à en faire une priorité politique pour préserver la cohésion sociale.
Claire Hédon, Défenseure des droits, publie jeudi 26 février 2026 un rapport qui met en lumière le « cumul de discriminations » subi par les jeunes d’origine étrangère en France. Environ un quart des jeunes immigrés, descendants d’immigrés ou nés en outre-mer déclarent avoir subi une discrimination liée à la couleur de peau, aux origines ou à la nationalité au cours des cinq dernières années, étude de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep). Ce document appelle à faire de ce sujet une « priorité politique ». Ce cumul commence souvent dès l’école primaire et se prolonge tout au long du parcours : moqueries sur l’apparence physique, affectation stéréotypée à des lectures comme un livre sur l’esclavage, refus de prêts immobiliers sans examen des revenus. Au lycée et à l’université, la recherche de stages, d’emplois ou d’appartements s’avère plus ardue, tout comme l’accès aux soins ou les interactions avec la police. Claire Hédon souligne que ces discriminations entravent l’insertion professionnelle et sociale, portant atteinte à la cohésion nationale. Les jeunes hommes perçus comme d’origine étrangère risquent quatre fois plus d’être contrôlés par les forces de l’ordre, douze fois plus de subir un contrôle approfondi (fouille, palpation ou conduite au poste) et deux fois plus de faire face à un comportement inapproprié, comme le tutoiement ou des insultes, selon l’enquête de juin menée par la Défenseure des droits. Le témoignage de Camille, 35 ans, d’origine ivoirienne et élevée à Amiens, illustre ce quotidien : « Malheureusement, la discrimination c’est notre quotidien ». Claire Hédon insiste sur la nécessité d’une mobilisation politique pour contrer cette « surexposition à la ségrégation », alors que la Défenseure des droits, institution indépendante créée en 2011, continue d’enquêter sur les droits fondamentaux.

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