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L'Assemblée nationale partagée entre trois blocs majeurs sans majorité après les législatives de 2024
Les législatives anticipées de 2024 ont produit une Assemblée nationale sans majorité absolue, partagée entre le NFP, Ensemble et l'alliance RN-LR. La répartition évolue légèrement depuis juillet via des changements de groupes et partielles.
L'Assemblée nationale française, forte de 577 sièges, s'est divisée en trois grands blocs politiques à l'issue des élections législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet 2024, aucun n'atteignant la majorité absolue de 289 sièges. Emmanuel Macron, président de la République, avait dissous l'hémicycle le 9 juin 2024, peu après la large victoire du Rassemblement national aux élections européennes. Cette décision visait à clarifier le paysage politique suite à la déroute de la majorité sortante. Avant cette dissolution, la XVIe législature voyait la coalition Ensemble disposer d'une majorité absolue obtenue en 2022. Le Nouveau Front populaire (NFP), coalition de partis de gauche et héritier de la Nupes, alliance antérieure regroupant La France insoumise, le Parti socialiste, les écologistes et les communistes, est apparu comme l'un des pôles principaux. Cette configuration reflète les tensions accumulées depuis les précédentes élections. Le bloc Ensemble pour la République, rassemblant les soutiens de l'ancienne majorité présidentielle autour d'Emmanuel Macron, constitue le deuxième pilier. L'alliance entre le Rassemblement national (RN) et une partie des Républicains (LR), réunis derrière Éric Ciotti, président des LR à l'époque, forme le troisième. Des partis mineurs, comme Reconquête d'Éric Zemmour, ont eu un impact limité après des départs notables, dont celui de Marion Maréchal. Depuis juillet 2024, la répartition des sièges a légèrement évolué en raison de changements de groupes parlementaires et d'élections législatives partielles. Cette fluidité complique les négociations pour former un gouvernement stable dans le cadre de la Ve République. Les difficultés internes, visibles au sein du Parti socialiste par exemple, soulignent les défis des coalitions élargies. Sous la XVIIe législature, l'absence de majorité absolue pourrait perdurer avec d'autres élections partielles à venir. Historiquement, de telles situations ont conduit à des cohabitations ou des gouvernements minoritaires, comme en 1986-1988 ou 1997-2002. La composition actuelle impose des compromis constants entre les blocs.
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Assemblée nationale : quelle est la répartition des sièges par parti politique ?
Source éditoriale·Toute l'Europe·25 févr. 2026
Historical context of 2024 French legislative elections: prior majorities, bloc compositions (NFP as Nupes successor, Ensemble details, RN-LR dynamics), Fifth Republic cohabitation precedents
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