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Frappes américaines et israéliennes sur l’Iran menacent le transit pétrolier par Ormuz
Des frappes américaines et israéliennes sur l’Iran le 28 février 2026 font craindre la fermeture du détroit d’Ormuz, menaçant 20 % du pétrole mondial. Les prix du baril pourraient grimper, affectant la croissance globale.
Israël et les États-Unis ont lancé des frappes aériennes d’ampleur contre l’Iran le 28 février 2026 à l’aube. Les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé que le détroit d’Ormuz — par où transite 20 % de la production mondiale de pétrole — est « de facto fermé » depuis le début de soirée, le qualifiant de dangereux. Le ministère américain des Transports a appelé les navires commerciaux à éviter le golfe en raison d’activités militaires importantes. L’Iran, troisième principal producteur de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), représente 4,5 % de l’offre mondiale de pétrole et détient 17 % des réserves prouvées. Ce pays contrôle le détroit d’Ormuz, artère vitale pour le commerce pétrolier mondial. Emmanuel Hache, adjoint scientifique à l’IFP Énergies nouvelles, souligne que la fermeture de cette voie pourrait entraîner une hausse des prix du pétrole, avec des répercussions sur la croissance mondiale si le conflit perdure. L’Iran exporte peu de gaz, 94 % de sa production étant consommée localement. Olivier Appert, conseiller en énergie à l’Institut français des relations internationales (Ifri), estime que Téhéran pourrait bloquer le détroit, qui voit aussi passer 25 % du gaz naturel liquéfié mondial, ou attaquer des installations voisines en Arabie saoudite, Bahreïn ou au Qatar. Les frappes, ordonnées par Donald Trump, visaient les capacités de missiles et la marine iranienne, provoquant une flambée immédiate des cours du pétrole. Des sanctions occidentales limitent déjà les exportations iraniennes. Une hausse graduelle des prix à la pompe pourrait toucher les automobilistes européens. Le Qatar et les États-Unis, premier producteur mondial de gaz, pourraient compenser pour le gaz naturel liquéfié, mais le pétrole reste vulnérable.
3 sources
Attaque en Iran : «Le principal risque économique est une augmentation des prix du pétrole»
Source éditoriale·Le Figaro·1 mars 2026
Frappes sur l’Iran : Donald Trump joue son va-tout militaire avant des « midterms » décisives
Source éditoriale·La Tribune
Frappes contre l'Iran: le détroit d'Ormuz est «de facto fermé», affirment les Gardiens de la Révolution
Source éditoriale·RFI