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Des agents de sécurité à Téhéran bloquent les soins aux manifestants blessés en Iran, disent des médecins

Des agents de sécurité en civil ont bloqué des médecins iraniens soignant des manifestants blessés à Rasht et ailleurs, emportant même les corps. Le ministère de la Santé dément ces obstructions rapportées par des docteurs et un centre des droits humains.
Des agents de sécurité iraniens en civil ont empêché des médecins d'accéder à des manifestants blessés dans un hôpital de Rasht, dans le nord de l'Iran. Un professionnel de santé a décrit comment un homme d'une quarantaine d'années, touché d'une balle dans la tête à bout portant lors d'une manifestation, a été admis aux urgences. Lorsque l'équipe médicale a tenté d'intervenir, les agents ont bloqué l'entrée de la chambre, repoussant certains avec leurs fusils. L'homme est décédé quelques minutes plus tard. Ces incidents s'inscrivent dans la répression violente des manifestations nationales contre le régime, survenues plus tôt en janvier dans plusieurs villes iraniennes. Les agents en civil ont envahi les hôpitaux, surveillant les patients en état critique et entravant souvent leurs soins, édicales. Ils ont intimidé le personnel, enlevé des manifestants et emporté les corps dans des sacs mortuaires noirs à bord de fourgonnettes. Des dizaines de médecins ont été arrêtés pour avoir exercé leur métier. Le Centre iranien des droits humains, basé à Oslo, a recensé de multiples témoignages hospitaliers : agents empêchant les soins, débranchant des respirateurs, harcelant des docteurs et détenant des protestataires. Hossein Kermanpour, porte-parole du ministère iranien de la Santé, a démenti les allégations d'obstruction aux traitements. Cette militarisation des établissements de santé dépasse les précédents crackdowns meurtriers en Iran, comme ceux de 2009 ou 2022 lors des protestations pour Mahsa Amini. L'Iran connaît depuis des décennies une surveillance accrue des institutions publiques pendant les troubles, mais l'interférence directe dans les hôpitaux marque une escalade. Les médecins en Iran et à l'étranger qualifient cette brutalité d'inédite, soulignant les milliers de blessés des récentes répressions.

2 sources

Article enrichi par l'IA

Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

Tehran's security agents obstruct care for injured protesters in Iran, doctors say

Source éditoriale·Euronews·27 févr. 2026

Contexte historique : répressions passées des manifestations en Iran (2009, 2022 Mahsa Amini) et surveillance des hôpitaux

Contexte IA

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