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Politique||8 sources

États-Unis et Iran concluent des négociations nucléaires intenses à Genève sans accord

Les pourparlers nucléaires américano-iraniens à Genève se soldent sans accord malgré des progrès, avec des discussions techniques prévues à Vienne la semaine prochaine au milieu d’un renforcement militaire américain.
États-Unis et Iran ont achevé jeudi 26 février 2026 à Genève, en Suisse, une ronde de pourparlers indirects sur le programme nucléaire iranien sans aboutir à un accord. Les délégations, mediées par le ministre omanais des Affaires étrangères Badr al-Busaidi, ont discuté pendant des heures des limites nucléaires exigées par le président américain Donald Trump et de la levée des sanctions américaines réclamée par Téhéran. Ces discussions surviennent alors que Washington a déployé la plus importante force militaire au Moyen-Orient depuis plus de vingt ans, incluant deux porte-avions comme l’USS Abraham Lincoln. L’Iran maintient son droit à enrichir de l’uranium et rejette les propositions de transfert à l’étranger. Seyed Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, a qualifié ces échanges de « plus intenses à ce jour » et souligné des progrès sur les éléments principaux d’un possible accord, notamment la fin des sanctions et des mesures nucléaires connexes. Le médiateur omanais a confirmé des « progrès significatifs » sans entrer dans les détails. Téhéran refuse par ailleurs d’aborder son programme de missiles ou son soutien à des groupes armés comme le Hamas et le Hezbollah. Des voix israéliennes expriment des doutes. L’ancien Premier ministre Naftali Bennett estime que l’Iran cherche à « gagner du temps » pour reconstruire ses infrastructures nucléaires. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti que toute attaque contre Israël entraînerait une riposte massive. Du côté américain, Donald Trump a indiqué que l’Iran désirait plus un accord que Washington. Les discussions techniques impliquant des représentants de niveau inférieur se poursuivront la semaine prochaine à Vienne, siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Badr al-Busaidi se rendra vendredi à Washington pour rencontrer le vice-président JD Vance et d’autres responsables. L’AIEA pourrait jouer un rôle clé dans la vérification d’un futur accord, alors que les prix du pétrole grimpent vers 70 dollars le baril en raison des tensions.

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