Politique||2 sources
L’ICE met fin à l’opération Metro Surge à Minneapolis et renverse la politique du Minnesota
L’ICE a mis fin à ses raids à Minneapolis après la détention de 4 000 migrants et deux morts, provoquant une chute des sondages de Trump avant des élections clés au Minnesota. Les autorités locales contestent un accord sur les expulsions.
Tom Homan, « tsar des frontières » de Donald Trump, a annoncé la semaine dernière l’arrêt de l’opération Metro Surge à Minneapolis, dans le Minnesota. Cette opération, qui a duré deux mois, a mobilisé 3 000 agents fédéraux de l’ICE et de la Border Patrol par le biais de raids massifs dans la région métropolitaine. Elle a conduit à la détention de 4 000 migrants en situation irrégulière. Au cours des affrontements survenus lors de ces interventions, deux citoyens américains, les manifestants Renée Good et Alex Pretti, ont été tués. Ces raids ont profondément bouleversé la politique du Minnesota, où plusieurs postes clés au niveau étatique et fédéral sont à pourvoir dans un contexte de crise migratoire sans précédent. Le président Trump voit son taux d’approbation chuter à environ 40 %, une pluralité d’électeurs estimant qu’il gère la situation moins bien que Joe Biden. Son soutien sur la question de l’immigration est en déficit de 12 points de pourcentage, ce qui accentue les tensions à l’approche des élections. Les responsables municipaux démentent tout nouvel accord avec les prisons locales pour faciliter les expulsions, malgré les affirmations de Tom Homan. L’opération a coûté environ 50 000 dollars par détenu. Les habitants ont résisté en utilisant leurs smartphones pour alerter les uns les autres et des sifflets pour signaler l’arrivée des agents. Des scènes traumatisantes, comme des personnes traînées hors de chez elles ou des enfants de 5 ans détenus, ont circulé largement et alimenté une profonde indignation publique. Plusieurs bureaux d’État et fédéraux restent à attribuer alors que les répercussions politiques persistent. Qualifiée d’échec sur tous les plans – opérationnel, financier et politique –, cette opération pourrait marquer un tournant pour la stratégie de Trump sur l’immigration, dans un contexte de chute de popularité.