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La désintégration d'une fusée Falcon 9 de SpaceX révèle une pollution au lithium dans la haute atmosphère

La désintégration d’un second étage de Falcon 9 au-dessus de l’Europe en février 2025 a permis de détecter un panache de lithium à 96 km d’altitude, multiplié par dix. Cette étude met en lumière les risques de pollution atmosphérique des fusées.
SpaceX a lancé fin janvier 2025 une fusée Falcon 9, qui a placé en orbite des satellites Starlink. Le second étage de cette fusée s’est désintégré en février 2025 lors d’une rentrée atmosphérique incontrôlée au-dessus de l’Europe. Des chercheurs ont observé une boule de feu à environ 100 kilomètres d’altitude, des débris traversant le ciel pendant plusieurs minutes et certains fragments récupérés en Pologne. Cet incident survenu au-dessus du continent européen a permis d’identifier pour la première fois une trace significative de lithium dans la haute atmosphère. Grâce à un système lidar installé en Allemagne et à des modèles de circulation atmosphérique, les scientifiques ont analysé précisément les résidus de cette désintégration. Ils ont détecté un panache de lithium concentré autour de 96 kilomètres d’altitude, représentant une augmentation d’environ dix fois par rapport aux niveaux habituels. Cette observation marque une avancée dans la compréhension des impacts des rentrées orbitales sur la composition atmosphérique. Les aérosols issus de cette désintégration pourraient modifier localement la température, influencer la circulation des vents et perturber les mécanismes liés à l’ozone. Les émissions directes des lancements, comme le carbone noir ou les carburants solides, aggravent ces effets, des préoccupations bien établies dans le secteur spatial. Avec la hausse des lancements due aux technologies réutilisables et à la demande croissante pour des constellations comme Starlink, qui compte déjà des milliers de satellites, l’empreinte environnementale des activités spatiales suscite une vigilance accrue. Les chercheurs appellent à une meilleure évaluation de ces impacts alors que les vols spatiaux se multiplient. SpaceX prévoit des centaines de lancements annuels pour étendre Starlink, rendant ces études cruciales pour anticiper les conséquences sur les sciences atmosphériques et guider les politiques futures en matière d’exploration spatiale.

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Article enrichi par l'IA

Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

À quel point les fusées polluent-elles ? Cette étude nous éclaire enfin

Source éditoriale·Clubic·25 févr. 2026

Contexte ajouté : Croissance de Starlink avec milliers de satellites ; hausse générale des lancements réutilisables ; préoccupations connues sur carbone noir des fusées

Contexte IA

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