L’historien Pierre Salmon défend le rejet historique de la violence par les antifascistes après la mort de Quentin Deranque
Après la mort de Quentin Deranque, tué lors d’une rixe antifasciste à Lyon, l’historien Pierre Salmon défend le pacifisme historique des antifascistes. Six à sept suspects sont mis en examen pour homicide volontaire, tandis que ses obsèques ont eu lieu dans l’intimité.
Pierre Salmon, historien spécialiste des mouvements politiques, publie une tribune soulignant que le légalisme, le pacifisme et l’antimilitarisme forment des piliers des cultures militantes antifascistes. Cette prise de position intervient après l’homicide de Quentin Deranque, militant d’extrême droite radicale de 23 ans, survenu le 14 février 2026 à Lyon. Le jeune homme avait été passé à tabac le 12 février lors d’une rixe avec des antifascistes, en marge d’une conférence de l’eurodéputée insoumise Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Pierre Salmon oppose le rejet antifasciste de la brutalité au culte de la violence propre aux fascismes, une distinction ancrée depuis l’entre-deux-guerres. L’antifascisme, né en Italie dans les années 1920 avant de s’étendre en Europe, s’est toujours distingué par son opposition aux méthodes violentes de ses adversaires, selon l’historien. Cette tradition complexifie les liens entretenus par les militants avec la violence, majoritairement rejetée. Onze personnes ont été interpellées entre le 17 et 18 février, dont six à sept hommes âgés de 20 à 25 ans mis en examen pour homicide volontaire, complicité et violences aggravées, puis incarcérés. Parmi eux figurent un habitant de Villeneuve-Saint-Germain dans l’Aisne âgé de 24 ans, ainsi que deux assistants du député La France insoumise Raphaël Arnault, fondateur du groupe antifasciste dissous Jeune Garde. Plus de 3 000 personnes ont défilé à Lyon en hommage, tandis que les obsèques ont eu lieu le 24 février dans l’intimité familiale à l’église Saint-Just, avec une messe en latin. L’information judiciaire se poursuit, les suspects contestant l’intention homicide. Des hommages persistent en France, dans un contexte où la mort de Quentin Deranque alimente des récits de martyr au sein de l’extrême droite.
5 sources
Article enrichi par l'IA
Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.