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La défense d’Abdelhakim Sefrioui demande son acquittement au procès Paty en appel pour « cohérence » juridique
L’avocat d’Abdelhakim Sefrioui a requis son acquittement samedi à Paris, arguant d’un manque d’intention dans l’association de malfaiteurs terroriste. Le parquet demande vingt ans de prison dans ce procès en appel lié à l’assassinat de Samuel Paty.
Abdelhakim Sefrioui, militant islamiste de 66 ans, a vu son avocat plaider samedi pour son acquittement devant la cour d’assises spéciale de Paris. Maître Vincent Brengarth argue que son client n’avait aucune intention de mettre en péril la vie de Samuel Paty, le professeur d’histoire-géographie assassiné le 16 octobre 2020. Cette requête intervient dans le cadre du procès en appel relatif à la campagne de haine en ligne lancée contre l’enseignant, après un cours sur les caricatures du prophète Mahomet dans le cadre d’une séquence pédagogique sur la liberté d’expression. Ce drame, survenu au collège du Bois-d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), a marqué un tournant symbolique dans la lutte contre l’islamisme radical en France, en soulignant les dangers des discours de haine en ligne. Ce procès fait suite aux condamnations prononcées en première instance : 13 ans de réclusion criminelle pour Brahim Chnina, parent d’élève de 54 ans, et 15 ans pour Sefrioui, tous deux accusés d’association de malfaiteurs terroriste. Par le relais de vidéos et de messages sur les réseaux sociaux, Chnina et Sefrioui avaient identifié publiquement Paty, en indiquant le lieu et l’heure potentielle de ses cours. Cette campagne de dénigrement, qui visait à mobiliser contre l’enseignant, ne s’est arrêtée qu’avec la décapitation de Paty par Abdoullakh Anzorov, un jeune Tchétchène de 18 ans, à proximité de l’établissement scolaire. L’avocat de Sefrioui dénonce fermement la demande du parquet général de porter la peine à 20 ans de réclusion criminelle, qualifiant cette position de « glissement » vers une infraction terroriste non intentionnelle. « Point de crime ou de délit sans intention de le commettre », rappelle-t-il, en invoquant un principe fondamental du droit pénal français. « La cohérence doit mécaniquement vous conduire à l’acquittement de monsieur Sefrioui », a lancé maître Brengarth à l’adresse des juges, par ce raisonnement juridique visant à démontrer l’absence de lien causal direct entre les actes de son client et l’assassinat. Deux amis du tueur sont par ailleurs jugés pour complicité d’assassinat dans ce même procès. La décision de la cour est attendue pour lundi prochain, dans un contexte où ces affaires illustrent les défis posés par la propagation de la haine en ligne et les réponses judiciaires à l’islamisme radical en France.
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Procès Paty : La défense du militant islamiste Sefrioui demande l’acquittement au nom de « la cohérence »
Source éditoriale·20 Minutes·28 févr. 2026
Procès Paty: au nom de la "cohérence", sa défense demande l'acquittement du militant islamiste Sefrioui
Source éditoriale·La Provence
Procès Paty : La défense du militant islamiste Sefrioui demande l’acquittement au nom de « la cohérence »
Source éditoriale·Yahoo Actualités
Contexte ajouté : Rappel des faits de l’assassinat de Samuel Paty, condamnations en première instance et rôle symbolique dans la lutte contre l’islamisme en France
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