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Nicolas Thierry, député de Gironde, réclame un seuil national pour les PFAS dans les sols agricoles
Nicolas Thierry demande un seuil national pour les PFAS après des contaminations record dans les sols agricoles de Champagne-Ardenne. Ces polluants éternels proviennent d’épandages de boues industrielles autorisés depuis les années 1990.
Nicolas Thierry, député de Gironde, a interpellé Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, le 26 février, pour exiger un encadrement national des PFAS dans les terres agricoles. Ces polluants éternels, substances chimiques persistantes prisées pour leurs propriétés imperméabilisantes et antiadhésives, contaminent des sols en Champagne-Ardenne en raison d’épandages de boues autorisés depuis les années 1990. Ces boues, issues de sites industriels et utilisées comme fertilisants, ont été répandues sur des champs agricoles sans restriction stricte. À ce jour, l’absence de seuil maximal en France expose les producteurs agricoles et les consommateurs à des risques sanitaires et environnementaux majeurs, dans un pays qui se positionne comme une grande puissance agricole européenne. Cette démarche fait suite à une enquête de médias révélant une contamination massive des sols dans les Ardennes et la Meuse, où des boues industrielles ont été épandues sur des terres cultivées. Les analyses mettent en évidence des taux préoccupants de PFAS, avec une infiltration rapide dans les rivières, les nappes phréatiques, les légumes et même le sang des habitants locaux. Depuis l’été 2025, l’eau du robinet est interdite à la consommation dans une dizaine de communes de ces départements en raison de concentrations élevées, illustrant l’ampleur de la crise environnementale et les conséquences directes sur la santé publique. Dans sa lettre, Nicolas Thierry écrit : « Il faut couper le robinet à la source ». Il souligne que la France autorise ces épandages partout sur le territoire, au vu de la dissémination nationale des sites industriels producteurs de boues. Dépolluer les sols exigerait des investissements massifs, d’autant que les niveaux mesurés atteignent 457 microgrammes par kilogramme à Villy, dans les Ardennes — une teneur inédite en France selon Aurélia Michaud, ingénieure à l’Inrae. Ces chiffres alarmants soulignent les failles du cadre réglementaire actuel face à la persistance de ces polluants. La question dépasse largement le Grand Est : « Ça nous concerne tous », insiste l’élu girondin. Il appelle le gouvernement à des réponses rapides pour instaurer un seuil national protecteur, évitant ainsi une contamination généralisée des sols agricoles et protégeant l’ensemble de la chaîne alimentaire européenne.
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Après nos révélations sur les épandages agricoles aux PFAS, un élu réclame un encadrement national : “il faut couper le robinet à la source”
Source éditoriale·France Info·27 févr. 2026
PFAS : une enquête de médias révèle une contamination massive des sols dans la Meuse et les Ardennes
Source éditoriale·Sud Ouest
Contexte sur PFAS : polluants éternels, propriétés chimiques, persistance environnementale et usage dans épandages boues comme fertilisants
Contexte IA