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Dominique de Villepin reproche à Jean-Luc Mélenchon de légitimer l’extrême droite par ses ambiguïtés sur l’antisémitisme

Dominique de Villepin accuse Jean-Luc Mélenchon de légitimer l’extrême droite par des ambiguïtés sur l’antisémitisme, après ses propos à Lyon sur Jeffrey Epstein. L’ancien Premier ministre engage sa responsabilité historique dans un post sur X.
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre sous Jacques Chirac, a adressé vendredi 27 février une lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise (LFI), l’accusant de légitimer l’extrême droite. Dans un long message publié sur X, il cible les propos tenus par le chef insoumis lors d’un meeting à Lyon la veille, sur le nom du délinquant sexuel américain Jeffrey Epstein. Ces remarques, qualifiées d’« irresponsabilité politique », consistent en jeux de mots sur des patronymes à consonance juive. Ce clash s’inscrit dans un contexte de tensions récurrentes autour des accusations d’antisémitisme visant LFI. Le 20 février, Jean-Luc Mélenchon dénonçait une « diabolisation » de son parti qui préparerait la prise de pouvoir par l’extrême droite, après la mise en cause d’un assistant parlementaire LFI dans la mort d’un militant identitaire. Dominique de Villepin, pressenti pour une candidature à la présidentielle de 2027, met en garde contre une « tactique de la terre brûlée » qui sacrifie la sécurité des citoyens juifs face à la montée des actes antisémites en France ces dernières années. « Les jeux de mots sur les noms de famille à consonance juive rappellent trop de mauvais souvenirs pour laisser les rieurs de votre côté », écrit Dominique de Villepin. Il ajoute : « On ne joue pas avec des allumettes dans une station-service, même pour un hold-up. » « Aujourd’hui, votre responsabilité est engagée devant l’Histoire parce que vous risquez de légitimer l’extrême droite au-delà de toutes ses espérances », assène-t-il, qualifiant le meeting de Lyon de « pas de trop ». Alors que la campagne pour 2027 s’annonce polarisée entre extrêmes, ce duel verbal entre gaulliste et insoumis ravive les débats sur le front républicain face à l’extrême droite. Dominique de Villepin n’a pas rejoint LFI malgré ses critiques antérieures de la diabolisation.

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Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

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