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Science||3 sources

Les lunes glacées de Jupiter se sont formées avec des briques moléculaires de la vie

Deux études montrent que les lunes Europe, Ganymède et Callisto de Jupiter ont intégré des molécules organiques complexes dès leur formation dans le disque circumplanétaire. Cela défie les hypothèses antérieures et booste les espoirs pour la vie dans leurs océans sous-glaciaires.
Olivier Mousis, scientifique planétaire au Southwest Research Institute, et Tom Couzinou, chercheur à l’université Aix-Marseille, révèlent dans deux études récentes que les lunes galiléennes de Jupiter, Europe, Ganymède et Callisto, ont incorporé des molécules organiques complexes dès leur formation. Ces composés, précurseurs chimiques essentiels à la vie, se sont formés sur de minuscules grains glacés dans le disque circumplanétaire jovien. Les recherches, publiées respectivement dans The Planetary Science Journal et Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, contredisent l’idée précédente qu’elles étaient initialement des roches stériles recevant des organiques plus tard par impacts cométaires. Cette découverte renforce l’intérêt pour les océans sous-glaciaires de ces lunes, considérés comme des cibles prioritaires dans la recherche d’habitabilité. Les conditions environnementales y sont propices, mais l’absence de briques moléculaires bloquerait toute vie simple. Les modèles montrent que la lumière ultraviolete stellaire ou la chaleur due aux mouvements dans le disque ont fourni l’énergie nécessaire à la synthèse de ces molécules organiques complexes (complex organic molecules, COM), connues pour se former en laboratoire sur des grains glacés de disques protoplanétaires. Les études intègrent la chimie de laboratoire, la physique des disques et les modèles de transport de particules pour tracer ces voies de formation. « Établir des voies crédibles pour la formation et la livraison des COM fournit aux scientifiques un cadre critique pour interpréter les mesures à venir sur la chimie de surface et sous-surface de Jupiter », déclare Olivier Mousis. Jusqu’ici, les missions futures comme Europa Clipper ou JUICE s’appuieront sur ces résultats pour contextualiser leurs observations. Ces travaux soulignent que les conditions habitables pourraient s’ancrer dès les premières étapes de formation planétaire, ouvrant des perspectives pour analyser les compositions des surfaces lunaires lors des survols prévus dans les années 2030.

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