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Science||2 sources

Étude québécoise alerte sur les pénuries de métaux pour la neutralité carbone d’ici 2050

Une étude du CIRAIG alerte sur des pénuries de métaux critiques pour la neutralité carbone en 2050 et plaide pour une flexibilité technologique et une sobriété matérielle. Les chercheurs analysent 110 scénarios du GIEC, soulignant des manques pour l’argent et le sélénium.
Une étude québécoise met en garde contre des pénuries potentielles de métaux qui pourraient entraver la transition énergétique mondiale vers la neutralité carbone d’ici 2050. Dirigée par Anne de Bortoli, qui pilote le pôle de recherche sur la carboneutralité au Centre international de référence sur l’analyse du cycle de vie et la transition durable (CIRAIG) de Polytechnique Montréal, l’analyse examine 110 scénarios climato-économiques élaborés par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Ces trajectoires vers zéro émission nette ignorent souvent la faisabilité en termes d’approvisionnement en métaux, comme le souligne Mme de Bortoli avec ses collègues Pénélope Bieuville et Guillaume Majeau-Bettez. Dans le contexte plus large de la transition énergétique, les énergies renouvelables et les véhicules électriques exigent une explosion de la demande en métaux critiques : cuivre pour les réseaux électriques, lithium et cobalt pour les batteries, terres rares pour les éoliennes, ou encore argent et indium pour les panneaux solaires photovoltaïques. Les projections indiquent que la consommation de cuivre pourrait quadrupler d’ici 2050, tandis que celle de lithium pourrait multiplier par 40, établies par l’Agence internationale de l’énergie. Sans adaptation, ces besoins risquent de dépasser les capacités minières actuelles, même avec une expansion rapide des extractions. L’étude identifie des vulnérabilités spécifiques, notamment pour le sélénium et l’argent, dont les ressources totales dans la croûte terrestre pourraient s’avérer insuffisantes même dans les scénarios les plus optimistes. Pour y remédier, les chercheurs préconisent une « flexibilité technologique », c’est-à-dire adopter des alternatives moins dépendantes de métaux rares, et une « sobriété dans l’utilisation de métaux » à l’échelle économique. Cela passe par une consommation matérielle modérée, un recyclage amélioré et la conception d’objets plus faciles à démonter. Ces recommandations interviennent alors que les gouvernements accélèrent les investissements dans les infrastructures vertes, avec des objectifs comme ceux de l’Union européenne visant 45 % d’énergies renouvelables d’ici 2030. L’adoption de ces stratégies pourrait éviter des goulots d’étranglement et soutenir les ambitions climatiques globales.

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Article enrichi par l'IA

Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

Transition énergétique | Prévenir les pénuries de métaux grâce à la «flexibilité technologique»

Source éditoriale·Le Devoir·28 févr. 2026

Contexte ajouté : demande en métaux critiques pour renouvelables (cuivre x4, lithium x40 d’ici 2050 per IEA) et exemples d’usages (batteries, éoliennes, PV)

Contexte IA

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