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La Commission européenne rejette le 26 février la création d’un fonds spécial pour financer les avortements

Dans une décision rendue le 26 février, la Commission européenne estime que les États membres peuvent déjà soutenir financièrement les femmes qui avor
La Commission européenne a rejeté, le 26 février, la création d’un fonds spécial réclamé par une pétition au niveau européen pour aider financièrement les femmes à avorter dans un autre pays que le leur. Basée à Bruxelles, la Commission estime que les États membres disposent déjà des mécanismes nécessaires pour un tel soutien, évitant ainsi la mise en place d’une structure dédiée. Dans sa décision, la Commission précise que les pays de l’UE peuvent utiliser des fonds européens pour financer des interruptions de grossesse, y compris des avortements dits « sûrs » pratiqués à l’étranger. Cette position répond directement à la pétition, qui visait à faciliter l’accès transfrontalier à l’avortement en créant un pot commun spécifique, mais la Commission juge cela superflu au vu des outils existants. Le contexte de cette décision s’inscrit dans les disparités persistantes sur l’avortement au sein de l’Union européenne. Si la pratique est autorisée dans la plupart des États membres, elle reste soumise à des restrictions variables, incitant certaines femmes à traverser les frontières pour y recourir. La pétition européenne soulignait cette mobilité forcée et plaidait pour un soutien financier unifié. Cette décision pourrait simplifier le recours à des fonds européens par les États membres, renforçant potentiellement l’accès à des avortements sûrs sans alourdir l’administration européenne. Elle met toutefois en lumière les tensions idéologiques sur les droits reproductifs, où la Commission privilégie les mécanismes nationaux existants plutôt qu’une initiative supranationale.

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